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Amour

Amour
Sur le pas de la porte à moitié anobli,
Au fond du couloir, reste assis,
Le parfum pénétrant des âmes passionnées.

Les années n'y ont rien changé,
Il reste comme un goût d'imparfait,
Infiltré dans le sol craquelé.

Le jour naissant me pousse à sortir de la nuit,
Et mon regard déversé par le pertuis suranné,
Absorbe l'insipide exaltation d'un roi damné,
Aux battements d'elle, siècle de pâle mélancolie.

Des cloches sourdes viennent frapper aux carreaux,
Annoncer sous leurs mornes notes, tempo mis à mort,
Le déclin de votre sainte majesté, pris au sort
D'un halo de solitude, l'enserrant de cruels maux.

Ici, valse la brume matinale,
Entraînée au souffle frissonnant du râle.

Bientôt le ciel funèbre aspirera son sang,
Loin du parfum enivrant du plus beau roman,
Cueilli à la lueur de l'aurore.

C'est l'angoisse ! Une émanation de remords
Vient embaumer ses songes hantés par le fiel.

Silence ! L'amour choit du ciel...


Richard.L

# Posté le vendredi 02 mai 2008 14:59

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