Injecté de l'esprit divin,
Marche sous ce soleil malin,
Les âmes vagabondes,
Venues du bout du monde.
Ces voyageurs d'un autre temps,
Dans leurs yeux couleur d'encens,
Coulent des larmes de sang,
A jamais gravées dans les ans.
Pliés aux volontés du destin,
Sur leur navire, tels des marins,
Combattent le temps qui passe,
Et les désirs coriaces.
C'est pour assouvir leurs rêves immortels,
Qu'ils viennent et errent au temps grêle,
Comme emportés par la folie passagère,
De trouver l'eldorado sur cette mer.
Elle, mère et gardienne de ce paradis hyménée,
Aux reflets irisés des passions avérées,
Attend le souffle astral de ces âmes pâles.
Dès lors, tel l'inconnu offrant son c½ur,
Elle s'ouvrira sans nulle peur,
A ces âmes vêtues d'opale.
Et devant leurs regards larmoyants,
Encore attachés aux nuages de soie,
Apparaîtra au plus grand délice de ces rois,
Ce monde espéré de leur c½ur saignant.
Richard.L